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mardi 7 octobre 2014

Madame, Mademoiselle ?....la liberté des années 80... elle s'appelait Mademoiselle PETIT...




Régulièrement, les féministes, chiennes de garde de tout poil, brandissent l'étendard de ce terme discriminant et se sont faites étriper par bien des éditorialistes hommes et femmes au principe qu'il y aurait des combats plus honorables, plus utiles : les violences faites aux femmes, l'inégalité homme-femme devant les salaires, les retraites, et les parcours professionnels hachés par les maternités et congés parentaux etc.....

Dans les années 70 - 80, jeune femme moderne et libre, je me souviens de ma rencontre avec une collègue sans âge, habillée de vêtements sombres, petite souris au royaume des archives. Elle y avait été affectée du fait d'arrêts de maladie à répétition.
Elle s'appelait : mademoiselle PETIT.
Elle avait ses petites manies dont chacun souriait avec une indulgence condescendante. Au self qu'on appelait cantine, elle passait d'assiette en assiette ramasser nos restes qu'elle glissait délicatement dans un petit sac : le repas de ses chats. On la regardait, vaguement gêné sans jamais lui parler vraiment. Elle était consciencieuse, couleur du temps qui passe, rasait les murs sans bruit.
Elle m'intriguait. On disait d'elle qu'elle était instruite, avait suivi un parcours universitaire mais on ne savait rien de sa vie. 
La mienne prit un tour nouveau. Amoureuse, je voulus devenir mère. Je n'étais pas mariée : on me donnait du "mademoiselle", terme qui seyait à ma jeunesse. Ma grossesse et mon bonheur de devenir mère me fit imposer à mon entourage professionnel et social le terme de "madame" suivie de mon patronyme de naissance. Chacun suivit ce choix et avec un sourire teinté d'humour je remis à sa juste place ceux qui par conformisme social ou par négligence oubliaient mon ventre rond et me donnaient du "mademoiselle".
Après la naissance de mes petites merveilles, ma sveltesse retrouvée et l'absence d'anneau à mon annulaire gauche autorisaient régulièrement le "mademoiselle" que je laissais dire avec le sourire quand cela me plaisait (un joli jeune damoiseau par exemple...sourire...) ou que je corrigeais par un "madame" lorsque la situation me paraissait l'imposer.
Je ne sais comment un jour, alors que j'étais enceinte de mon premier enfant, Mademoiselle PETIT glissa vers des confidences qui me laissèrent pantoise. "Quelle chance avez-vous" me dit-elle "de pouvoir faire accepter votre grossesse avec cette simplicité. Autrefois, vous auriez été cachée." Une émotion la submergea. Le souffle court, la voix chuchotante, elle m'entraîna dans son univers de jeune fille bourgeoise sous la houlette de parents bien-pensants et puritains. Elle ne sut comment elle "tomba" enceinte. Sa mère le lui apprit dans cette proximité de linge géré par le personnel de maison. Une chappe de silence momifia la parentèle de proximité et vite, vite, on envoya "la honteuse" loin de la ville, dans cette campagne où les filles-mères accouchaient dans le secret. Le bébé fut confié à une nourrice et la mère reçut interdiction de tout contact avec son petit. Elle eut de ses nouvelles, de loin en loin. A la mort de ses parents, elle renoua un contact. J'ai cru comprendre qu'elle hébergea son fils quelque temps. Plus tard, cet enfant, un damoiseau (...pour rester dans le sujet) s'éloigna de France, partit au Danemark, fonda une famille. Respectueux du parcours de sa mère, il lui rendit visite de temps à autre avec femme et enfants.
Mademoiselle PETIT était donc mère. La société, sa famille puis son fils ne lui permirent jamais de devenir maman. Elle resta demoiselle tout le reste de sa vie dans un non-dit humiliant et cruel. Longtemps après, j'appris qu'elle s'en était allée, petite souris grise, sans que personne, hormis quelques initiés, ne sache rien de son destin singulier. 

Cette histoire émouvante me revint en mémoire à l'occasion du combat mené par les féministes sur la suppression administrative et sociétale de ce terme de "mademoiselle". 

 "On cède d’abord sur les mots et puis peu à peu aussi sur la chose" disait Freud.

Je suis assez d'accord avec lui. Il aura fallu un dernier arrêt du conseil d'Etat, il y a un peu plus de 18 mois, le 26 décembre 2012 pour que le Conseil d'Etat valide la circulaire du Premier Ministre du 21 février 2012 préconisant la suppression du terme "Mademoiselle" dans les formulaires administratifs. Alors que nos voisins européens, québécois, américains ont depuis longtemps laisser tomber en désuétude ce terme d'un autre âge, aujourd'hui plus de 30 ans après la directive d'Yvette Roudy de 1983, plus de 30 ans après mon vécu des années 80, comment expliquer que la France conformiste et bloquée d'aujourd'hui éprouve de telles difficultés à banaliser par les mots une vision sociétale tolérée dans ma jeunesse ? Alors que la liberté des moeurs semble accceptée, comment accepter cette discrémination lexicale entre hommes et femmes ?


Alors, pour finir un peu d'humour :
mondamoiseau, comment allez-vous ?
Veuillez cocher la  bonne case sur le papier administratif que je vous propose :

monsieur Π          mondamoiseau  Π
madame  Π          mademoiselle  Π




(1) Coco Chanel fut une femme moderne, libre, sexuellement libérée,
artiste dans l'âme, amoureuse sincère, femme d'affaires
et toute sa vie se fit appeler "mademoiselle".
(2) directive d'Yvette Roudy n° 5128  du 03 mars 1983

32 commentaires:

  1. Evidemment je le conçois fort bien pour tout papier
    mais dans la vie courante pour cet âge entre l'enfant et l'adulte jeune j'avoue préférer le terme de mademoiselle, pour un garçon je dis "jeune homme" mais "jeune fille" me semble encore plus désuet que mademoiselle...j'avoue n'avoir pas employé damoiseau autrement que par écrit !

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    1. Les habitudes ont la vie dure. Ne crois-tu pas Josette ? Mais je ne me situais pas au niveau de ces enfants mais plutôt a l'âge adulte ou à la vieillesse. N'est-il pas absurde d'entendre du mademoiselle en s'adressant à une vieille dame aux cheveux blancs ? Bises Josette.

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  2. D'accord pour rétablir l'égalité, mais je préfère le terme de " Mademoiselle (clic)"...
    Les gens n'ont pas besoin de savoir si je suis mariée ou pas...

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    1. Célestine, si le terme mademoiselle disparaissait du langage courant, le terme madame s'adresserait indifféremment a toutes les femmes quel que soit leur statut marital. Quoi de plus irritant justement quand tu vis en compagnonnage avec enfants d'entendre une voix policée demander : madame ou mademoiselle ? On ne pose pas cette question aux hommes et pour cause. Quant à la drague, la réponse mademoiselle semble ouvrir à ces messieurs des perspectives bien séduisantes ! La réciproque n'existe pas comme si le coq avait tous les droits fût-il marié ou pas. Bises Célestine.
      Ps j'irai lire ton billet.

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    2. Je suis allée lire ton savoureux billet qui m'a fait danser de plaisir !!!! sur la forme mais sur le fond, je persiste et signe (sourire). D'ailleurs, j'ai déposé un cristal de sel pour commenter ton article.

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  3. (•ิ‿•ิ)✿

    Coucou et merci pour cette belle publication, c'est très intéressant.
    J'aime beaucoup.

    GROSSES BISES d'Asie pour toi chère Malou ❤♥

    Bonne journée !!!!!! ✿✿º°。

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  4. Autrefois, certaines n'auraient jamais voulu qu'on les appelât "Madame"...
    N'appelait-on pas "Mademoiselle" la soeur du roi ?

    En tout cas, ce qui est bien, c'est que mariée ou pas, le fait d'attendre un enfant ne soit plus considéré comme une tare...

    Mais bon, autant supprimer les appellations. :)
    Bises et douce journée, Malou.

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    1. Quelle belle idée que de supprimer les appellations ! du coup plus de problèmes, plus de discrémination. C'est vrai que l'avancée des moeurs ne relègue plus les mères célibataires dites autrefois filles-mères, dans une position honteuse. Bises Quichottine. Belle fin de journée à toi.

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  5. Je n'ai jamais compris pourquoi on faisait cette différence..la vie privée des gens ne concerne qu'eux-mêmes...et je trouve ton article très juste

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    1. C'est tout-à-fait vrai que ce terme de mademoiselle est une intrusion dans la vie privée des femmes puisque cela implique que la femme donne donner une information sur son intimité pour différencier les deux termes. Bises et belle journée à toi ma chère Gazou.


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  6. Bonjour Malou, j'ai lu avec intérêt ton billet. Pour ma part, lorsque je m'adresse à une vendeuse ou une serveuse, je lui dis Madame. Si je vois que c'est une très jeune fille, je dis Mademoiselle.

    Belle journée à toi ma chère Malou.
    Gros bisous :-)

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    1. Que tu es sage ma chère Denise ! Ainsi pas d'impair mais dis-tu jeune homme et non monsieur dans la même situation que celle que tu décris pour mademoiselle ? Gros bisous et belle fin d'après-midi.

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  7. Mademoiselle Petit était issue d'une famille bourgeoise mais que dire de toutes ces jeunes femmes qui étaient filles de rien ou de pas grand-chose. Parce que le puritanisme et la bienpensance ne sont pas forcément liés à une classe sociale... Les bretons étaient sévères sur le sujet.

    J'ai eu mon premier fils en 1976 dans le péché (...) et je n'ai jamais tellement eu à subir tant de remarques désobligeantes que ça. Il est vrai que j'étais assez armée pour remettre à leur place tous ceux qui osaient m'en faire reproche.

    J'avoue que j'aime beaucoup "Mademoiselle" (j'ai lu avec délectation le billet de Célestine à ce sujet) et je n'ai jamais compris qu'on prenne ombrage de l'une ou l'autre appellation.

    Évidemment il y bien longtemps que je n'ai plus l'âge d'une possible confusion, mais lorsque j'allais à la maison de retraite voir mon père et que mes p'tites vieilles disaient :

    - "voilà la gosse ou bonjour Mademoiselle", j'étais transportée de joie (à ce point).

    Je ne pense pas que supprimer le mot changera la vision sociétale actuelle (je frémis d'horreur à chaque manif "Pour tous") dont je pense qu'elle a plutôt tendance à se radicaliser.

    Grosses bises Mademoiselle Malou !

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    1. Ma chère Mine, je viens de lire le billet de Célestine que je ne connaissais pas. Le billet est savoureux comme elle sait si bien le faire et je me suis régalée à le lire. Mais bon sur le fond, je suis en désaccord avec elle et avec bien des commentateurs de son article. Il me semble que conserver cette appellation, au-delà du romantisme, est un combat d'arrière-garde. Comme le disait Proust : « L'incertitude où j'étais s'il fallait lui dire madame ou mademoiselle me fit rougir ». La quasi totalité des pays européens et les Etats-Unis ont abandonné la différenciation désuète des termes. Pourquoi faut-il qu'une fois de plus la France traîne les pieds ? Alors que dans le langage courant, on puisse, par humour ou parce qu'on est un ancien, donner du mademoiselle ne me gêne pas vraiment, cela me fait plutôt sourire. Il me parait juste important qu'officiellement les moeurs évoluent vers une égalité de langage.
      Tu as raison quand tu dis qu'ayant eu ton fils dans le péché (sic!!) comme moi, tu n'as pas eu à souffrir de stigmatisation eu égard à ton caractère affirmé (ce qui était également mon cas) mais je pense à toutes les autres de ma génération qui ne pouvaient pas s'imposer.
      Quant à la manif "pour tous", il ne me semble pas qu'il y ait un lien, le sujet est autre. Allez je t'embrasse chère Mine Derrien ! (finalement a-t-on besoin de ces termes le nom et prénom ne pourraient-ils suffire ?) et comme je souhaite te "transporter de joie" , je dirai : chère mademoiselle Derrien (sourire!!).

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  8. autant dire madame au moins on ne commet pas d'impairs

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    1. voilà qui est bien parlé, flipperine.

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  9. Hep..!! vous là-bas , c' est quoi vot' nom ..?
    Quand finira-t-on de compliquer les choses simples ...Monsieur qui est madame ., madame qui paterne ..Madame le président qui veut se faire appeler Madame la présidente ...que de temps perdu ...!!
    Soyons simplement logiques un brin seulement ..le monde change tout de même d' une drôle de façon...
    Bisous Malou

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    1. C'est vrai que notre société est bien déboussolée et sans doute faut-il donner aux mots tout leur sens.... j'aime bien "madame qui paterne" c'est si vrai pour les mamans seules de plus en plus nombreuses pendant que les papas souffrent ou vont faire une famille ailleurs. Bises Mathilde.

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  10. Pour les personnes de sexe féminin, en âge avancé de procréer sans l'avoir toutefois encore fait, il me semble que le terme "Vieille Fille" est parfait !!!

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    1. Vieille fille OK si je peux dire "vieux gars" pour le célibataire sans enfant. Mais bon, en s'adressant à eux ? tu donnes du monsieur à l'un et à l'autre ?

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    2. Si je puis me permettre Monsieur AlainX je préfère le terme de "vieux croûton" à celui de "vieille fille", ce que je ne suis pas pour l'instant, "un vieux croûton", mais que je ne vais pas tarder à devenir... (sourires ! je plaisante), et comme je "prends" de l'âge, vous l'aurez compris... mère et même grand-mère... j'opte volontiers pour le terme de "mademoiselle" (ce que je ne suis plus depuis longtemps).... tout simplement parce que je suis dans la contradiction ce soir... Na ! allez zou !!

      PS :Mes excuses Malou d'avoir empiété sur ton espace... je vais revenir .....
      Den

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  11. @ Alain: et vieux garçon, comme la confiture, pour les hommes un peu blets... j'aime bien quand tu fais de la provocation.

    Ce texte est très émouvant, il recèle une atmosphère à la fois poignante et retenue qui en fait tout son charme.

    "Mademoiselle" était au départ un terme associé non seulement à une jeune fille non mariée mais à une femme mariée à un homme qui n'était pas noble; il a ensuite été attribué à certaines princesses de très haut rang avant de devenir un titre pour désigner les comédiennes. Il me semble que de nos jours continuer à appeler une femme qui a plus de vingt-cinq ans "mademoiselle" constitue une faute de goût ou une vision obsolète de la femme. Pourtant, je connais une femme qui approche l'âge de mademoiselle Petit qui se sent insultée si on lui dit "madame". L'être humain fait de ces allers retours...

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    1. Tu as tout dit, Nicole, je suis d'accord sur tes références historiques et sur la faute de goût. Bien sûr que l'on peut trouver de çi de là des femmes aimant le nom de mademoiselle comme certains aiment la tisane à la guimauve que j'exècre ! alllez vive la liberté mais quand même appliquons la stricte égalité entre homme et femme. Bises.

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  12. Et aussi, puisque provoc' je fais, pourquoi MAdemoiselle et/ou MAdame
    Pourquoi ce possessif.
    Preuve que l'obligation de dire MAdame est encore rétrograde et réactionnaire.
    Le mâle demeure avec droit de possession su SAdame (pas Hussein...)

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    1. allez Alain ne fais pas ton bougon ! tu es pris à ton propre piège car MON sieur est aussi possessif et où vois-tu du réac là où il y a juste de la civilité.??? et puis ne fantasme pas personne n'appartient à personne et ça dame le pion, non ? Bises, cher provocateur !!!

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  13. (•ิ‿•ิ)✿

    Une petite visite amicale chez toi chère Malou !!!

    Je t'envoie de GROS BISOUS d'Asie
    Bon dimanche !!!!!! ✿✿º°。

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    1. et moi de gros bisous de Bretagne ! merci pour ta visite éclair !

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  14. Madame ou Mademoiselle, peu m'importe, je connais mon ETAT et je sais qui je suis. Vous avez peut-être remarqué que maintenant à la télé toutes les actrices d'un certain âge se font appeler Mademoiselle ..... ça me fait sourire !!!!!!!! Il y a des mots beaucoup plus important dont on devrait s'occuper : RESPECT, DEVOIR, TOLERANCE, LIBERTE etc.... qui sont beaucoup plus galvaudés. Ceci dit, ton billet est très bien tourné.

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    1. l'un n'empêche pas l'autre Lauriza. Ce que j'ai voulu pointer c'est que le terme mon damoiseau pour les garçons parait totalement désuet et on n'irait jamais se poser la question de savoir si l'homme en face de soi est marié, père de famille ou non. Combien de fois, chacune d'entre nous avons dû répondre : à "mademoiselle ou madame" ? même si ponctuellement le mademoiselle peut flatter celles qui sont attachées à l'apparence de la jeunesse, il me semble que la srticte égalité des termes marque la stricte égalité de façon plus générale. A bientôt Lauriza.

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  15. Ce que je voulais dire (mais que je n'ai pas dit...) c'est que ce ne sont pas des lois qui changeront le regard ou la perception des gens, c'est pourquoi j'évoquais les participants aux manifs pour tous et tout ce qu'ils véhiculent d'idées réactionnaires et haineuses en ce qui concerne également la femme (lesbienne et qui ose avoir des enfants !).

    Et dans ce combat permanent du sexe dit faible pour plus de droits et de considération, il me semble que la différenciation « administrative » n'apportera pas grand-chose sinon rien.

    Je ne suis pas sûre non plus, que dans tous ces pays où la différenciation a été supprimée, la femme soit beaucoup plus considérée qu'en France ni qu'elle ait davantage de droits ou de latitude à exister.

    Même si ce n'est pas non plus le sujet, crois-tu que la suppression du mot « race » ait changé quelque chose dans les esprits ?
    On ne change pas la réalité en supprimant ou en changeant des mots. L'égalité de langage ne va pas plus loin que ça, elle ne change ni les états d'esprit ni les convictions.

    Et je dois dire que je ne vois aucune sorte de mépris ou de manque de considération à l’appellation « Mademoiselle ».

    Je ne dois pas être normale... (et pourtant j'ai milité longtemps au MLF).

    A bientôt Malou

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    1. Permets moi chère Larue de ne pas être d'accord avec toi. Les lois peuvent changer le regard. Regarde la loi sur la légalisation de l'avortement, sur les moyens contraceptifs, celle sur la suppression de la peine de mort et bien d'autres encore, ces lois sociétales qui ont fait évoluer les moeurs et la société sur des sujets majeurs. La loi sur le mariage pour tous, aussi mal ficelée soit-elle, a elle aussi fait avancer que l'on soit d'accord ou pas. C'est désormais la loi de la République et elle se doit d'être appliquée.
      Je pense que les mots ont une grande importance car elles donnent un cadre à l'évolution des moeurs tout comme les lois. Si l'on doit attendre le consensus sociétale, on peut parfois attendre longtemps et rester dans l'immobilisme. Bien sûr, tous les problèmes ne sont pas résolus et il reste toujours des esprits réfractaires ou réac pour se persuader que l'ancien temps était meilleur.
      Quant à considérer que l'appellation de mademoiselle relèverait du mépris ou du manque de considération, je pense que pour beaucoup c'est plutôt une sorte de vestige du passé, une habitude à laquelle on ne prête plus attention. Mais il est bon parfois de revenir aux fondamentaux et bien oui le terme "mademoiselle" est discréminant par rapport à l'absence du terme identique pour les garçons et renvoie à la virginité qui reste du domaine de l'iintime. A bientôt Larue.

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Quel plaisir de lire vos commentaires, ces petits cristaux de sel que j'aime à déguster, délicatement posés sur la chair de votre sensibilité, de votre générosité. ! Ici on se dévoile...donc point d'anonymat...au moins un pseudo...merci.

Bretagne réunifiée

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